En Boucle : & de Julien Doré

En Boucle : & de Julien Doré

Un album ne se juge jamais en une écoute. Je dirais même que l’on ne peut vraiment apprécier un album à la première écoute. Aujourd’hui, il faut que les titres frappent et marche directement dans nos oreilles. La logique de l’album a du mal à survivre à notre époque de l’instantané.

(suite…)

1O chansons pour découvrir Clarika

Même si Clarika est une chanteuse peu connue du grand public, elle a aujourd’hui 20 ans de carrière dans le domaine, et 7 albums.

Son écriture fine et raffinée est truffée d’humour ainsi que d’un petit inventaire du quotidien dans lequel tout le monde peut se retrouver.  Souvent existentielle, ses chansons nous emmènent dans l’univers de cette femme pleine de doute et terriblement humaine.

A écouter de toute urgence.

1  – Beau comme un garçon (Ça s’peut pas)

Une chanson légère et drôle qui retourne un peu le cliché de la femme objet.

2 – Bien Mérité  (Moi en mieux)

La première chanson que j’ai découvert de Clarika. Un morçeau et un clip sublime qui synthétise parfaitement le style Clarika : De l’humour, de l’existentialisme (ici le determinisme), et de l’images fortes.

3 – Moi en mieux (Moi en mieux)

S’imaginer mieux, plus beau, plus intelligent, plus sage. Mais ne perdrait-on pas son identité ?

De très jolies paroles :

Et les jolis sillons
Qui poussent au creux des yeux
Sont des papillons
Qui exauceront nos voeux

4 –  Lâche-moi (Moi en mieux)

Un petit hommage aux mamans et aux enfants dans cette chanson ou Clarika nostalgique parle de sa fille avec beaucoup de tendresse.

PS : Dans l’album « La tournure des choses », il existe une sorte de suite à cette chanson qui se titre Mais non mon chat

5 – Sumangali (La tournure des choses)

La condition des femmes dans le monde et leur exploitation. Du point de vue d’une couturière Indienne.

6 – Robbie  (La tournure des choses)

Une déclaration d’amour amusante pour Robbie William qui nous rappel comment on peut fantasmer sur les célébrités.

7 – j’veux des lettres (La tournure des choses)

Qui ne voudrait pas ouvrir sa boîte aux lettres et découvrir une enveloppe contenant une lettre d’un ami ? C’est invraisemblable mais tellement charmant ! J’veux des lettres !!!!

8 – Je Ne Te Dirai Pas (De quoi faire battre mon coeur)

Issue d’un album marqué par la rupture mais aussi par un certain mordant. Quand la dérision permet de supporter les blessures.

9 – Le choix (De quoi faire battre mon coeur)

Encore de l’existentialisme chez Clarika. Ou sont nos choix, qui sont nos choix même ? Les forces qui nous submerge et qui font de nous ce que nous sommes.

10 – Dire qu’à cette heure (feat. Alexis HK) –  (De quoi faire battre mon coeur)

Dire qu’a cette heure, y’a forcement, des gens qui s’aiment. Un petit extrait de concert. Le son n’est pas bon mais ils ont l’air de passer un bon moment !

A bientôt pour découvrir d’autres artistes 🙂

L’homme qui trop…. (feat. Claudio Capéo)

Et voici une petite histoire inspirée de notre ami Claudio Capéo. Appréciez 🙂


Je la vois souvent dans ce bar. Cette femme me passionne comme un roman haletant dont on lèche le bord des pages avec excitation pour savoir la suite qui se révèle de l’autre côté.

Je crois qu’on est ensemble, mais elle ne le sait pas.

Elle boit toujours du Tropico saveur tropical. Sur la canette, des gouttes de sueur perlent lorsque sa langue touche le métal glacé. Elle boit lentement et l’on sent sur son corps les stigmates du liquide qui descend dans sa gorge et qui rejoint sa poitrine un peu à découvert sous son décolletée brulant.

Elle boit du Tropico et c’est désuet. Mais elle est si sexy qu’on lui pardonne cette anachronisme.

Mon bar, je le fréquente régulièrement. Et parfois, souvent à la même heure, elle apparaît. Je l’observe en levant la tête puisqu’elle semble flotter. Elle me regarde, j’en suis sûr. Elle me sourit aussi. Et ses dents sont des touches de piano sur lesquelles j’aimerais glisser pour jouer une sonate au clair de lune. En attendant, paniote Richard Cleyderman sur sa ballade pour Adeline qu’on entend en fond sonore dans la salle presque vide.

L’ambiance devient moite et tropicale près d’elle. Mon petit gobelet de rhum guatémaltèque semble danser la cucaracha. J’aimerais lui parler, mais elle ne m’écouterait pas. Je serais un bruit de fond. Un ronronnement à son oreille.

Dans le bar qui parfois sent la bière séchée et le vieux bois, elle est un soleil qui passe au-dessus de nos têtes.

Elle s’habille en blanc, très court. Mais jamais assez pour me permettre de découvrir de nouveau paysage de son corps. Sa peau mate trahit la chaleur des caraïbes, et on aimerait se retrouver sous la température moite des cocotiers avec elle, à boire du Tropico saveur tropical.

J’avale le rhum d’un coup sec.

Elle est seule, et personne ne la regarde jamais. Ou d’un œil distrait, entre deux rincée, puis on retourne à ses affaires, à ses préoccupations qui reviendront bientôt, dans les abîmes de la mousse stagnantes de la chope presque sale dans laquelle on écume notre mémoire amère.

Ça fait plusieurs jours que je ne la vois plus. Son absence ronge mon identité. Ma présence incohérente dans ce lieu d’alcoolisme timide se fait évidente. Sans elle, il n’est plus que l’antichambre de mes déceptions.

Les soirs de fatigue, sur le tabouret pas verni, tout comme moi, je l’attends.

Je me remémore ses mots, les mêmes. Quelques mots, quelques syllabes, prononcées langoureusement. Elle demande, presque une prière, de cette boisson sucrée et artificielle. Et sur la canette colorée, toute les promesses d’une vie turgescente d’arc-en-ciel semble se deviner pour l’homme qui vivra avec elle.

Pascal me sert une tournée. Elle passe souvent à la cinquième, et cette idée m’enchaine.

Et alors que l’ivresse et le trouble s’approche de moi, je la vois. Elle me fixe de ces pupilles dilatées et précieuses. Lorsqu’elle offre du Tropico au perroquet, je sais que qu’elle s’adresse à moi, en réalité. Et je l’admire, à l’intérieur du tube cathodique, fixé au-dessus du comptoir, tandis que pascal essuie un verre. Des secondes précieuses, le temps d’une réclame, d’une publicité et elle repart. Et dans mon âme et mon cœur je la retient.

Car elle est sexy quand j’ai trop picole.

Le communisme

  • Je suis communiste

Une simple déclaration qui donne assez rapidement l’impression aux autres que vous êtes un peu un has – never – been. On peut être alter-mondialiste, écolo-bobo, gauchiste, anti-capitaliste, anarchiste, révolutionnaire… mais communiste, non, c’est dépassé :

C’est une vieille barbe blanche, celle de Karl.

C’est une buvette à la fête des travailleurs, tenue par des personnes du troisièmes ages.

C’est des images en noir et blanc, du peuple le poing levé, en masse dans les rues.

Enfin,

C’est de l’imparfait, et aussi du passé compliqué.

Pourquoi se déclarer communiste aujourd’hui ? Quelle interêt à aller fouiller le passé et se revendiquer d’une utopie qui à malheureusement eu ses dérives, et ses démiurges usurpateurs de l’espoir d’un monde meilleur. Pourquoi s’acharner dans une société internationale qui a acquis que le capitalisme est le seul système viable ?

Fils et petit fils d’ouvrier, le communisme est dans mon adn. Les damnés de la terre ont fait mon sang, je ne saurais m’en échapper. J’ai vu l’exploitation de la force de travail, le cloisonnement social, la précarité, un peu la misère… tout ce qui touche les prolétaires, je l’ai ressentis, je l’ai expérimenté. La lutte des classes existent, malheureusement… communiste culturel.

En occident, nous avons une vie assez confortable. La nourriture, l’eau potable, les soins, l’éducation, les divertissements…. Pourquoi alors, il y a autant de monde insatisfait, avec la conscience qui les travail, avec une impression de meilleur possible ? Peut être parceque le système actuel ne répond pas à une des attentes culturelles de chaques groupements humains, celui de l’espoir dans un monde meilleur, plus sur, et plus juste pour soi et ses enfants. Le capitalisme donne une impression de vacuité, de vanité, de futilité. Comme si tout était joué, et qu’il ne nous restait plus qu’a nous divertir en attendant la fin. Oui, on nous promet seulement la fin aujourd’hui, pas de lendemain qui chante. Un monde figé, bien huilé, sans âme…

Et le communisme nous promettait le grand soir, et un nouveau stade pour l’humanité. Sans la contingence de l’argent, de la propriété, de l’autorité. Un monde d’égalité et de justice pour tous. Un horizon supérieur, oui.

L’histoire a tué l’idée de communisme…. pour l’instant, Rome ne s’est pas fait en un jour. A l’échelle de l’humanité, le communisme (dans sa vision marxiste), est une idée jeune, immature, pleine de fougue et d’extremisme…. mais elle fera son chemin, elle progressera vers une vision plus pacifiée peut être….

Et puis, vraiment, peut on mettre les mains devant les yeux et et sur les oreilles (il faudrait 4 mains je sais!)  ? Le monde entier est une démonstration d’injustice sociale, des usines de vétement au Bengladesh, jusqu’aux mines d’Afrique, en passant par l’exploitation quotidienne de travailleurs précaires chez nous…. peut on accepter ca ?

Alors, comment se dire communiste alors que tout étouffe sous un système dominant, celui de l’économie reine de droit divin. Comment ne pas se retrouver dans une schizofrénie réélle entre ses aspirations, et les obstacles qui se présentent devant soi ?

Et peut on vraiment l’être aujourd’hui, sans être hypocrite, dans son salon, assis dans une chaise confortable Ikea, buvant un verre de rhum Havanna Club…

C’est la question que se pose Cyril Mokaeish dans cette chanson intitulée sobrement « communiste ». Dans celle-ci, Mokaiesh nous interpelle sur les injustices contemporaines qui le pousse à se dire communiste… pas une posture, une attitude romanesque, non. Un cri du coeur, sincère, simple.

Je vous invite d’ailleur aprés avoir regardé le clip, et si vous le désirez, à écouter les albums de ce jeune auteur-compositeur, qui va chercher dans l’inspiration de ses prédecesseur (Léo Ferré), de la poésie, de la force, de la sensibilité. Des textes magnifiques servies par un vrai chanteur-interprête, qui donne vie aux émotions transmises par ses paroles….

J’y reviendrais surement car il m’inspire souvent.

A bientot.

Gaspard

Il y a déjà trois ans, la famille adoptait un bébé chat au pelage écailles de tortue. La petite boule de poil était si mignonne et si adorable qu’il était impossible de résister. « So cute ». dirait-on en anglais. Bah oui, un chaton quoi que sa fasse, c’est toujours mignon. Même quand ça force maladroitement avec les pattes tendues, dans la litière, c’est attendrissant. Moi-même, qui n’aime pas les chats d’ordinaire, j’ai voulu le protéger, lui apprendre des trucs qui pourraient lui servir dans la vie, comme le regard qui apitoie, et qui permet d’obtenir certaines choses : Un bon plat, des câlins, etc…

Je le considère un peu comme mon fils, celui que je ne pourrais pas avoir. Une sorte de transfert affectif inter-espèce..
Mais voilà, en 3 ans, la peluche à bien changé, et est devenue un gros chat pataud casse bonbon (qu’il n’a plus d’ailleurs, merci monsieur le vétérinaire). Et puis madame a insisté pour qu’il se nomme Gaspard. Pas vraiment un roi mage, plutôt un clochard vagabond.
Quand je regarde Gaspard, qui se nettoie les pattes, sur la table de la salle à manger, je me dis qu’il a bien de la chance d’être un chat. Ce félin domestique a réussi l’exploit d’asservir l’homme quand bien même son intelligence semble relativement ridicule. Incapable de comprendre un ordre, de suivre son maître ou de faire le beau.

Et puis cet air, plein de morgue, faussement supérieur. Le chat veut toujours se la jouer « baisse le regard », genre racaille de banlieue. Et il gagne souvent…
Gaspard fait les 3/8 : 8 heures à dormir, 8 heures à faire la sieste, et 8 heures à demander à manger. Un exemple total de lascivité, et même d’oisiveté. Les hommes seraient encore en train de taper des cailloux entre eux s’ils étaient aussi paresseux que les chats.
Les chats, star de l’Internet. Que ce soit en sautant d’une étagère, en caressant de la patte un bébé ou encore en faisant le pitre dans un carton, ils affichent des millions de vues sur les ordinateurs…. Comment peut-on donner autant de reconnaissance à des valeurs aussi peu morales ?
Moi je suis fidèle, obéissant, affectueux, mais me donne-t-on une médaille pour cela ? Non. Je suis protecteur des êtres qui me sont chères, me remercie-t-on ? Non.
La réalité, c’est que je suis jaloux de Gaspard. J’aimerais être un chat. J’aimerais avoir sa vivacité, sa légèreté, son pas souple et sa griffe habile. Je l’envie quand je le vois bondir d’une chaise à un meuble sans se vautrer, glisser, tomber sur le derrière comme cela m’arriverait si je tentais.
Je l’imagine au soleil couchant, sauter par la fenêtre, et se retrouver dehors, dans le jardin, prêt à passer la nuit à courir et parcourir ce monde comme ça le chante.
Il est libre contrairement à ma condition. Je passe le plus clair de mon temps à regarder dehors la face collée à la fenêtre, en attendant ma famille. Ils rentrent souvent tard, et quand ils sont enfin là, ma prostate soupir de soulagement. Je devrais leur en vouloir, mais je ne peux pas, je les aime, c’est ainsi.

Et puis, quel plaisir d’entendre la porte s’ouvrir et de voir ma maîtresse. Ma queue se dresse et bouge de tous les côtés en attendant ses caresses !
Pour rien au monde je n’échangerais ma vie de chien contre celle de Gaspard !

Do Ré Mi

Au départ, on entend quelques mots

  • « Dodo, l’enfant do »

La voix est douce et féminine, ses paroles du lait au chocolat qu’on boit goulument.

Les petites oreilles s’éveillent, et la musique s’invite partout. Elle sort de nous même parfois, comme un rais de lumière, comme de la joie trop abondante. Une journée ensoleillée, un gâteau au chocolat succulent, tout est caution à chanter. Le monde est beau, il vibre sur notre langue.

Le soleil est levé maintenant, des boutons sur le visage, des seins qui poussent, du duvet au-dessus des lèvres. Parce qu’une voix qui mue, parce qu’une voix qui hésite, l’enfance se terre dans le silence, dans la pudeur et la peur idiote d’être conforme. Pourtant dans les valves des cœurs, un tambour joue toujours, et pour l’accompagner, la jeunesse se pare de casque au son assez fort pour remuer et trembler. Dans la discrétion d’une chambre, les hurlements, les cris, les explosions des tam-tam intérieur.

L’astre brulant est au zénith. Fatigué de chanter, l’humain écoute. Et comme un perroquet aphone qui regarde avec amour sa compagne vocaliser des phrases, il s’attendrit nostalgiquement devant des sons et des mots qui pénètre dans son conduit auditif. De façon distraite, un peu désinvolte et emplit d’une saudade aigre-douce

Chanter comme on respire. Un oiseau qui siffle ne se pose pas la question. La beauté de ses notes est d’essence cosmique.

Des mots et du son, des émotions et une passion.

Elle aura toujours été là, la chanson.

Dans les moments de solitude

Dans les instants de plénitude

Dans les défaites amoureuses

Dans les victoires un peu chanceuses

Elle nous aura fourni en émoi, des paroles comme du miel et des voix venues de lèvres qu’on voudrait embrasser. Au hasard d’une sirène, on découvre la sensualité. On veut bien se perdre et s’oublier dans ce monde de poésie.

Chanson française, voici un refuge ou tu pourras reposer tes ailes avant de t’envoler à nouveau.

La fatigue de l’homme (Feat. Giedre et Zaza Fournier)

Etre un homme ?

GiedRé « Pisser debout »

Mais aussi :

GARÇON / ZAZA FOURNIER

Admettons, qu’aujourd’hui encore, être un homme, c’est bien plus facile que d’être une femme. Plus de liberté sur son apparence et son comportement, moins de jugement, moins de peur. Bref, aucun doute qu’il faut soutenir la cause féminine sous toutes les formes qu’elle prendra.

Les femmes doivent prendre le pouvoir et j’espère qu’elles arriveront à cet objectif.

J’adore l’humour de Giedre et le décalage de Zaza Fournier, mais vouloir être un garçon…. Non, non, et encore non. Vous valez mieux que ça, vous êtes trop merveilleuse.

Et puis cela n’a plus vraiment de sens de toute façon. Les lignes de genre sont des lignes de fuite. Masculin et féminin s’invitent de plus en plus en soi, et le déterminisme sexuel ne possède plus d’évidence.

L’auteur de ces lignes, par exemple, se retrouve autant, voire plus dans des valeurs qu’on définit d’ordinaire féminine. Cependant qu’il n’ose pas forcément le revendiquer en permanence (et parle de lui à la troisième personne, il vous en prit).

Ces chansons, donc, m’inspirent ces lignes, contre les rôles et la virilité.

La fatigue de l’homme :

Etre un homme, aujourd’hui.
Ça ne donne plus vraiment envie.
C’est usant, c’est fatiguant, c’est vidant, c’est déprimant.
Conquérir, lutter, vaincre, gagner.
Se battre, les muscles saillants.
Être un homme, c’est un devoir de s’avancer, de séduire, d’imposer, d’investir.
C’est chercher à construire, quand on ne peut même pas édifier la vie.
C’est du sang dans une érection, qu’il faut libérer.
C’est un orgasme sans relief.
C’est de la laideur qu’il faut combler par du charme.
Être un homme, c’est se justifier. Des crimes, de la violence, de la possession, de la haine.
C’est se sentir coupable quand bien même l’on ne peut se déchoir de son meurtre.
Il nous habite, nous sommes la pomme et le serpent.
Le mâl(e).
Parfois, on voudrait être pris par la main.
Parfois, on voudrait des bras qui nous enlacent.
On voudrait du réconfort et de la tendresse.
On voudrait ne pas avoir à se battre, mais déposer les armes, et se rendre à l’amour, et à la vie.
On aimerait un mot tendre, des fleurs, une attention.
On voudrait être charmé, disposé, ne faire que choisir.
Être amené, dirigé, conduit, rassuré.
Ne plus être les épaules et le poids au-dessus.
Comprendre la vie, être naturel.
Je me sens fatigué d’être un homme.
Je n’en ai pas envie.
Je veux être fragile, indécis, pleurer des larmes et rire aux éclats.
Danser, et sentir des fleurs.
Être exalté, et désespéré.
Sentir la tristesse des fous.
Faire des cabrioles près d’un précipice.
Me blottir, encore, et encore.